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Agriculture :

L'anacardier :

Panorama de l'agriculture du Burkina-Faso :

Prés de 90 % des actifs travaillent dans l'agriculture. Les cultures vivrières (riz, mais, sorgho, mil, fonio...) occupent environ 85 % des surfaces cultivées. La principale culture de rente est le coton avec environ 350 000 tonnes par an pour l'exportation, ce qui constitue la principale source de devises du pays, puis viennent l'arachide (marché intérieur principalement), le sésame, l'amande de karité, la noix de cajou...etc. qui sont exportés à l'état brut.

La culture maraîchère, notamment au nord de Ouagadougou, est principalement constituée, pour l'exportation, des haricots verts, et pour la consommation locale, de choux, de tomates, de salades, d'igname et même de fraises.

Il existe aussi des vergers de manguiers de plusieurs variétés.

PRODUCTION AGRICOLE AU BURKINA-FASO : (infos générales).

L'agriculture de type pluvial, extensif et traditionnel, occupe 90 % des superficies cultivées et est pratiquée sur de petites exploitations de l'ordre de 2 hectares.

Les superficies cultivées en 1995 totalisaient 3 560 000 ha sur un potentiel de 8 500 000 ha.

Les cultures vivrières, céréales principalement, constituent les spéculations les plus importantes et couvrent environ 85 % de la superficie totale et sont

constituées principalement par le sorgho et le mil et dans une moindre mesure par le maïs et le riz.

Les cultures de rente (arachide, coton, sésame) ne couvrent que 10 % des superficies. En dehors des périodes de sécheresse, le pays est pratiquement autosuffisant sur le plan alimentaire.

Les cultures de rente (principalement le coton, mais aussi l'arachide, le sucre, les noix de cajou et l'horticulture) représentent environ 50 % des exportations totales. Les importations portent principalement sur le blé, le riz et le maïs.

(Source : FAO).

LE SUD-OUEST DU BURKINA-FASO :
une production agricole dense et variée :

Le nord du Burkina et les alentours de Ouagadougou connaissent un climat sahélien et semi-désertique, donc une pluviométrie très faible peu propice à l’agriculture. Sont essentiellement cultivés dans ces régions le mil, le sorgho, l’arachide et le coton, dont l’exportation demeure un monopole d’état géré par la SOFITEX.

Quelques zones bien irriguées par des systèmes de moto-pompage ou de barrages permettent également la culture maraîchère ( dont les haricots verts pour l’exportation), à Kongoussi, par exemple.

Dans la région de Kaya (90 kms au nord de Ouaga) le sésame est cultivé sur quelques hectares.

Le sud-ouest, soit un rayon d’environ 200 kms autour de Bobo-Dioulasso, bénéficie d’une pluviométrie plus importante et de nombreux cours d’eau qui facilitent l’irrigation.

C’est donc dans cette zone que la production agricole est la plus dense et la plus variée. On y trouve du riz, du mais, du sésame, des mangues, des bananes, des papayes, des noix de cajou, de l’hibiscus (appelé localement ‘bissap’), le néré, le gombo, l’igname (une sorte de patate douce)

L’arbre à karité poussant de manière sauvage se retrouve presque partout sur le territoire.

ACTUALITE en Décembre 2001 :

Le karité

Le sésame est sorti début décembre avedes prix à la baisse de 20 % , l’actualité pour les produits de cueillette d’exportation est encore pour quelques semaines au karité.

Le Burkina produit chaque année environ 70 000 tonnes de noix (pour plus de 600 000 pour l’ensemble des pays de la zone ouest-africaine - source FAO).
Un peu moins de 10 000 tonnes est exporté, le reste est transformé sur place en beurre domestique et dans une moindre mesure en beurre destiné à l’exportation.

Le réseau karité est complexe. Il n’existe pas encore de production régulière, l’arbre poussant de manière sauvage, il est difficile de contrôler efficacement la production. Pour les paysans, la cueillette de ce produit est une activité d’appoint.

Au niveau prix, la tendance est la baisse depuis quelques années, amis il est fortement remonté cette année. Le karité étant utilisé dans l’industrie chocolatière comme substitut au cacao, son cours avait suivi celui du cacao, mais celui-ci est remonté.

Les grands exportateurs basés dans les ports ivoiriens, béninois ou ghanéens paient cette année le produit rendu magasin portuaire à 145 Fcfa le kg contre 65 l'année dernière

Le prix FOB port ouest-africain est actuellement de 155 Fcfa le kg.

Dans la sous région, grossistes ou commerçants-transporteurs ont acheté en brousse entre 30 et 37,50 le kg selon les zones et la période en 2000/2001. Les prix ont doublés cette année.

Dans les magasins en ville (SNTB ou SDV), le prix du kilo de noix était revendu par les commerçants aux exportateurs à 40 et 42,5 fcfa. en 2000/2001.

Le beurre de karité était vendu FOB Abidjan à 450 Fcfa/kg en 2001 ; (525 en 99/2000). cette année il est passé en Décembre à 700.

 

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