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La collecte
Les produits de cueillette :
Sont
ainsi nommés les produits qui poussent à l'état
sauvage dans les diverses formes de savane africaine et qui
sont, par tradition, cueillis par les populations rurales,
femmes et enfants principalement, qui collectent ainsi amandes
de karité, néré, gomme arabique et noix
de cajou, bien que celle-ci soit cueillies sur des plantations.
A
chaque produit sa cueillette et sa saison.
Après
ce premier ramassage, une partie des produits est stockée
dans les " greniers " ou autres petits magasins
de stockage (dans un but spéculatif), on retrouve l'autre
partie sur tous les marchés villageois.
D'un
point de vue commercial, la collecte et l'exportation de quantités
importantes de ces produits de cueillette requiert une grande
organisation, tant sur le plan financier que logistique et
humain, et une expérience maîtrisée de
la vie en " brousse ".
Le
circuit est à peu prés le suivant :
Achat sur les nombreux marchés et aux commerçants
sur les zones concernées, fourniture des sacs pour
le conditionnement, contrôle de la qualité, pesée
à l'aide de bascules, groupage à l'aide de "
bachés" (404 ou 504 pick-up) des petites quantités
éparpillées vers un magasin plus important en
ville d'ou, les camions remorques chargeront le produit qui
sera alors acheminé dans un port côtier, Abidjan
pour la Cote d'Ivoire, Tema pour le Ghana.
Dans
les magasins portuaires, le produit subit alors les contrôles
contractuels de qualité.
Enfin,
les exportateurs ayant stocké suffisamment, affrètent
des navires qui acheminent alors ces produits vers l'Europe
ou l'Asie, ou ils subissent une transformation (huilerie,
décortiquage...etc)
Depuis
longtemps, interviennent dans cette schématique femmes
cueilleuses et vendeuses, petits commerçants villageois,
gros commerçants des villes, négociants, exportateurs...mais
les grands groupes étrangers, notamment indiens, tentent
de court-circuiter ce réseau en envoyant des acheteurs
directement en brousse. On verra ailleurs que c'est une politique
à double tranchant.
A
l'avenir, la transformation de ces produits de cueillette
devrait pouvoir se faire au cur des régions productrices,
par l'installation d'unités qui proposeraient alors
des produits finis ou semi-finis (huilerie, usine de décorticage...etc.).
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